{"title":"Caroline Cranskens","description":null,"products":[{"product_id":"ederlezi-caroline-cranskens-elodie-claeys","title":"Ederlezi • Caroline Cranskens \u0026 Élodie Claeys","description":"\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eederlezi \u003c\/strong\u003e(le retour du printemps) - livre-film\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e« Il y est question de jeunesse, celle qu’on oublie, celle qui (ré)enchante, celle qui sait mieux que nous. De migration, celle qui nourrit, celle qui fait de nous des humains, celle qu’on oublie. De langage, celui qu’on traduit, celui qu’on ne peut traduire, celui des oiseaux. De travail, celui de\u003c\/p\u003e\u003cp\u003ela mémoire, celui de la pensée, celui des mains et des corps. De thèmes qui miroitent en surface et d’autres qui ondoient sous les eaux d’un film-fleuve, d’un film-Tage, d’un long voyage. Ces trois heures qui passent comme un rêve charrient mille questions, mille regards, mille propositions et mille souvenirs. Parmi ces derniers, le souvenir, cinématographique, duJoli Mai\u003c\/p\u003e\u003cp\u003ede Chris Marker. »\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eRémi Boiteux\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eAvant-propos des réalisatrices\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eLes hirondelles annoncent le retour du printemps comme ce livre la sortie\u003c\/p\u003e\u003cp\u003ede notre film ederlezi. Il en porte le nom gitan et en possède la clef miroir. Regardez à travers sa serrure papier : il s’ouvre sur des scènes tournées librement au printemps 2014 entre Lille et Lisbonne. Nomade, la caméra\u003c\/p\u003e\u003cp\u003ese laisse habiter par les lieux et saisir par les rencontres. En 2016, le montage a refait le voyage, accueillant, de vols planés en sautes intuitives, les sonorités et les éclairages de la matière. Des poèmes, écrits il y a longtemps ou pris sur le vif, tissent la trame de ce récit en images. Ils sont imprimés dans ces pages en tant qu’aide-mémoire et fils conducteurs.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eL’époque est trouble, les édifices craquent, l’humain se cherche.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eÇa peut être le début de l’histoire.\u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093559972171,"sku":"EDZ","price":17.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/a298c023-c27fcc_718d65ca58964bd9ad06c08016f46c8a_mv2.jpg?v=1786369416"},{"product_id":"gypsy-blues-caroline-cranskens","title":"Gypsy blues • Caroline Cranskens","description":"\u003cp\u003eVoilà un paradoxe, pensera-t-on, l’idée de déracinement douloureux\u003c\/p\u003e\u003cp\u003epour un peuple nomade. Cependant ces visages de la route, reliés à leur tradition ancestrale, trouvent leurs racines dans un déplacement libre et incessant ; toujours sur le départ et éminemment présents. Or, tout concourt ici à les faire rompre avec eux-mêmes et la perte semble irrémédiable.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eS’il faut un point de rupture, d’accord, tu prends les devants. Mais\u003c\/p\u003e\u003cp\u003etu cherches l’alternative : aux mécanismes sociaux, politiques, médiatiques, tu préfèreras le chemin poétique, c’est-à-dire spirituel. C’est dans cette opposition - rejoindre ceux qu’on veut me voir fuir - que tu accueilles en toi un jour nouveau. « Quelque chose passe, souffle, crie. » La poésie vient mettre à jour et dépasser toutes les contradictions ; dans la poésie se produit l’impensable. « Elle foule mon récit et se tord comme une tige \/ je t’attendais petite \/ elle m’ouvre en grand la porte […] son territoire est intuitif. »\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eSi Gypsy blues est empathique - et, c’est évident, mélancolique -, c’est surtout sur notre propre déperdition qu’il nous alerte, sur l’air nauséabond qu’on accepte de respirer, sur le goût de la liberté perdu. \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan style=\"background-color: initial;\"\u003eLa poésie s'y confronte et remet au centre « l’instant qui creuse », « l’étincelle […] à l’horizon », \u003c\/span\u003e« l’ailleurs à portée ».\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eLa couverture de ce livre est créée et réalisée, avec inspiration, talent\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eet enthousiasme, par Thadé.\u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093560070475,"sku":"GB","price":13.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/581205ee-c27fcc_d37d91262bd44b0eb10e11b46dc09b70.jpg?v=1786369418"},{"product_id":"devant-la-machine-caroline-cranskens","title":"devant la Machine • Caroline Cranskens","description":"\u003cp\u003e\u003cstrong\u003e\u003cem\u003edevant la machine\u003c\/em\u003e, Caroline Cranskens\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eElle se tient devant la Machine, un peu à distance, un peu au-delà. Vous avez ouvert le livre, lu le titre, vous êtes devant la belle page, le premier mot de la première ligne. C’est parti. Calme, résolue, elle s’élance. Elle tape des mots. Elle prend la parole. \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eDire cette langue mécanique, vidée de sa chair, vidée de son sens, la langue des « fabriques infernales » et ces « mains de tueurs qui écrivent ». Cela vous dit quelque chose, oui… Malmener ses idées, les automatismes, systématismes et autres faux-semblants surtout. Passer le vertige d’un monde sans mot, sans nom, qui efface jusqu’à sa propre présence, et, surtout, les nôtres. Vous commencez à comprendre, la voie poétique devient familière, comme un chemin déjà emprunté. Enjamber l’indicible, les entreprises de déshumanisation, le dehors qui bannit, qui fabrique en série des pantins. Détourner le regard, le cours des choses, la langue fuyante. Mais oui, cette voix, vous la connaissez, depuis toujours, vous l’entendez en vous quand, devant le danger, l’injustice, l’insupportable, se dresse le sentiment d’urgence.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eElle écrit ainsi, « les yeux braqués sur la tempe du ciel ». Elle écrit, doucement d’abord, puis… Elle écrit, elle chante, elle court. Elle écrit, elle se perd, elle chute. Alors elle écrit, elle s’emporte, vous emporte, elle se débat… La Machine poétique est lancée, elle file droit sur ses rails, elle ignore certains termes, elle en rappelle d’autres, elle… silence !, elle écrit, elle tire tout le poids du monde, elle refait connaissance, elle emporte les désillusions et ravive la foule des désirs.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eSûr qu’elle a peur ! Mais à quoi tient le monde sinon aux mots ? Il n’y a que cette seule route pour retrouver les biens dérobés – le monde et soi-même. La langue quand elle est poétique devient acte, se fait machine de guerre. Conquérante et bienveillante. Elle donne naissance à une parole plus grande, souveraine, inspirée : une parole qui n’efface pas la misère, mais qui accueille toutes les misères, qui absorbe et transcende le monde. Vous savez désormais que l’enjeu n’est pas simple littérature. La lutte, la métamorphose, au lieu ici et maintenant dans cette page sous vos yeux, dans ce recueil entre vos mains, avec vous qui lisez, grâce à vous qui entendez aussi désormais l’appel, « le chant sobre de la terre ». Et soudain, toutes distances abolies, dans ses poèmes, nous pouvons nous parler, nous rejoindre. La poétesse est pleine présence dans les mots qu’elle aligne, et qui vont droit à l’âme, boum, s’élancent vers le ciel.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eIl lui faut à la fois créer le chemin en pointillés et suivre le fil. Placer devant elle la marche suivante. Des notes (ce lieu intime et dépositaire de nos existences, « la grande note, le silence »), des tâches (« et je goûte la terre pleine tâchée de neige »), des points (quand la lumière s’infiltre pour offrir « le grain de l’histoire »)… autant de balises qui apparaissent ici et là. Vous les cherchez et les reconnaissez, ces petites absences, ces petits vides, ces instants de paix, ces trous dans la boîte pour pouvoir respirer. Mot à mot, « de nos doigts brûlants, au passage de l’air, fragment sur fragment, nous inventons la suite. »\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eIl est possible maintenant de « croire à la forme fuyante des mots », de trouver les siens dans la langue usurpée, « des larmes cachées sous un manteau de pluie ». De bâtir dans ce recueil, une existence nouvelle, d’inventer sans imposture, de subtiliser aux mensonges du dehors, son conte, qui est le seul monde authentique. Tout un monde, avec ses lieux, ses temps, ses figures (« des voix me réchauffent : la diseuse, le poète, le gitan »), des liens (« je peux te retrouver n’importe où »)… Les rapports de force et les doutes y sont comme ce qui lie le vide, le fil et le funambule, une lutte faite d’amour.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eVous continuerez longtemps la lecture de ces poèmes. Tout y est donné, mais pas tout de suite. Vous chercherez le trou inaperçu, la note pas encore entendue, le poème jamais assez lu… « Je revois le vieillard magnifique \/ refaire les cent pas sur la pointe des pieds \/ vers le poème absent qui me dévore les doigts. »\u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093560267083,"sku":"DLM","price":20.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/2a23922e-c27fcc_9a33d004d2934a8f98348dd3afabd272.jpg?v=1786369417"}],"url":"https:\/\/lesventerniers.com\/collections\/caroline-cranskens.oembed","provider":"Les Venterniers","version":"1.0","type":"link"}