{"title":"Queer","description":null,"products":[{"product_id":"vert-tendre-lucien-fradin","title":"Vert tendre • Lucien Fradin","description":"\u003cp\u003e\u003cspan style=\"color:#cf4e9e;\"\u003e\"Maxime a fait un câlin à Simon pour dire merci sans les mots, lui est resté sans bouger, les bras le long du corps, perdu dans cette étreinte. La mère de Maxime a ri : \u003cem\u003eon dirait que mon fils apprécie beaucoup le vôtre\u003c\/em\u003e. Françoise est restée impassible : \u003cem\u003egrand bien lui fasse\u003c\/em\u003e.\"\u003c\/span\u003e\u003cbr\u003eDès l'instant de leur rencontre, sur le chemin de l'école primaire, Maxime et Simon sentent naître un lien particulier. Chacun d'eux grandissant auprès d'un parent toxique, ils décident de s'unir pour résister.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e[EXTRAIT] \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\"C’est un soir d’orage et à cette époque, celle du récit en cours, à cette époque et à la campagne, certains systèmes électriques sont encore bien volatiles, sans prise avec la terre.\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003eC’est un soir d’orage avant l’an 2000 à la campagne chez Maxime comme chez Simon, et chez leurs mamans aussi qui ont débranché les appareils de valeur.\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003eLa télévision est un objet de valeur.\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003eLa foudre de temps en temps est du bon côté des nuages et alors, au lieu de les rétroéclairer comme quand on met une lampe derrière un tissu et qu’il se retrouve nimbé de lumière, elle dessine des grands traits tout blancs, tout bleus, tout violets qui irradient sur le fond gris noir.\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003eLes lumières de la maison sont éteintes aussi, les ampoules ne sont pas un objet de valeur, mais on n’a pas envie de les rempla­cer si elles pètent et on fait tout pour que l’électricité de la foudre ne rentre pas à l’intérieur de chez soi.\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003eTout le monde connaît l’histoire de la voisine qui est allée se promener une fois sous l’orage, et de l’éclair qui est tombé sur elle. Elle est tombée face contre terre. Morte ? Non. Elle s’est relevée, pour rentrer chez elle. Et surtout pour pouvoir raconter cette aventure à qui voudrait l’entendre. Parfois elle dit être sortie avec un parapluie, parfois sans. L’orage fait oublier les détails.\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003eIl n’y a pas de paratonnerre dans ce village, c’est la forêt qui en fait office. Personne n’irait s’y promener, un soir comme celui-là.\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003eQuand le ciel s’illumine, Maxime et Simon, sans se concerter, comptent, chacun à sa fenêtre. Pas trop vite, \u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003epour essayer de faire des vraies secondes\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e. Ils comptent jusqu’à ce que le bruit du ton­nerre arrive à leurs oreilles. La lumière et le son ne vont pas à la même vitesse. Ils ont du mal à y croire, mais puisque c’est ainsi, ils comptent, avant de faire le calcul.\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan style=\"color:#b5b5b5;\"\u003e\u003cem\u003ele nombre de secondes entre la vue et le bruit de l’éclair\u003c\/em\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan style=\"color:#b5b5b5;\"\u003e\u003cem\u003emultiplié par trois cent trente-trois mètres\u003c\/em\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan style=\"color:#b5b5b5;\"\u003e\u003cem\u003e= la distance qui me sépare de l’orage\u003c\/em\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003eSimon l’a appris en cours, Maxime à la météo (qui annonce une vigilance orange) : Le son met environ 3 secondes pour parcourir 1 km. Si, après avoir vu un éclair, le bruit du tonnerre parvient à vos oreilles 9 secondes après, vous pouvez estimer que vous vous trouvez à 3 km de l’orage. Plus le temps qui sépare l’éclair du tonnerre est court, plus vous courez de risques.\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003eAprès le calcul des secondes multipliées par le nombre de mètres, on peut dire : \u003cem\u003eah, l’orage s’écarte, ou ah, il se rapproche\u003c\/em\u003e. Et il arrive que l’on dise plusieurs fois la première affirmation puis plusieurs fois la seconde.\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003eC’est un spectacle à haut risque. Qui captive toutes les pensées. Et qui fait de la buée sous le nez collé à la vitre.\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003eMaxime n’aime pas quand les secondes se comptent sur les doigts d’une seule main, la panique monte, il pense \u003cem\u003eje cours un risque\u003c\/em\u003e. Simon espère de son côté que la foudre entre comme dans les films par la cheminée, se faufile dans le salon et frappe, elle ou lui, peu importe.\"\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093555417419,"sku":"VT","price":22.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/VT_-_CV1_SIMUL_FOND_GRIS.jpg?v=1789553048"},{"product_id":"poemes-typodermiques-camille-bloomfield","title":"Poèmes typodermiques • Camille Bloomfield","description":"\u003cp\u003ePoèmes de \u003cstrong\u003eCamille Bloomfield\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eaccompagnés des photographies de \u003cstrong\u003eNicolas Southon\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u0026amp; précédés d'une préface de \u003cstrong\u003eMichèle Métail\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\"Construit comme un projet de body poetry, au carrefour de l’écrit, du sonore et du visuel, ce livre rend hommage, par poèmes et tatouages, aux signes de ponctuation et de typographie oubliés, mal nommés, réservés à certains métiers ou encore partagés par tous·tes mais de façons différentes. Il parle de leur histoire, de leur forme, de leur usage, mais aussi, en creux, de mon histoire, notamment celle de mon corps.\" C.B.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e***\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e« L’originalité des tatouages réside ici dans leur prolongation, dans la suite qu’ils déclenchent, car l’énigme de l’anatomie ponctuée se résout par un retour à l’écrit, au poème. (...) Si les poèmes ne manquent pas d’humour, \u003cbr\u003eils sont aussi rêverie, contemplation, voire revendication. »  MM\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e***\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eUn livre-objet composé de treize cahiers imprimés sur papier olin 120 gr pour les 11 poèmes \u0026amp; autres textes et papier DCP Clairefontaine 210 gr pour les 11 signes et les 11 photographies. \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eUn dispositif de pliage et reliure permet aux doubles-pages photographiques de s'étendre complètement et au livre de se redresser pour tenir à la verticale : les trois pages ajourées renforcent l'impression de découvrir une petite exposition portative. \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eCouverture en papier Fabriano - Pergamon 160 gr (effet parchemin, translucide, imitant d'anciens rouleaux de parchemin).\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093556302155,"sku":"PTYP","price":33.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/7fbe2765-c27fcc_2ab696e8a2574759a7f4621d638ee88b_mv2.jpg?v=1786369396"},{"product_id":"de-olvidarte-nunca-olivier-barbarant","title":"De olvidarte nunca • Olivier Barbarant","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\"Un soir, tandis que je dînais avec un ami dans un restaurant qu’une fréquentation très assidue interdit de qualifier trop platement d’habituel, j’ai pu connaître un de ces instants éclatants qui remettent l’existence à sa place : un de ces rares et le plus souvent furtifs rappels de ce qu’est la vie sitôt qu’elle est exposée au rayonnement des êtres et des choses, et ainsi à elle-même restituée. Il me faut à présent rédiger l’épopée d’un tel trait de foudre dans la gravière des jours.\"\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cul\u003e\t\u003cli\u003e\u003cstrong\u003eNote de lecture par Christian Travaux, sur \u003cem\u003e\u003ca href=\"https:\/\/poezibao.typepad.com\/poezibao\/2022\/07\/note-de-lecture-olivier-barbarant-de-olvidarte-nunca-suite-pour-andr%C3%A9-par-christian-travaux.html\" target=\"_blank\"\u003ePoezibao\u003c\/a\u003e\u003c\/em\u003e\u003ci\u003e :\u003c\/i\u003e\u003c\/strong\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\u003cp\u003eQuelle langue pour dire l’amour ? Quels mots pour l’aimé(e), sinon ceux qui, tremblants, posent, sur la voix, un peu de l’émotion des êtres, et des fleurs, et du paysage, face à l’aube, au soleil levant ? L’amour. Non. Plutôt la passion foudroyante, le saisissement hors de soi, lorsque l’on rencontre, soudain, quelqu’un dont on s’éprend, et dont la seule vue nous arrête, nous transporte et nous éblouit. C’est à cela que se risque ici Barbarant, dans un petit livre singulier au titre espagnol : \u003cem\u003eDe Olvidarte nunca (suite pour André)\u003c\/em\u003e. Il y dit, en très peu de textes, l’amour, la rencontre et sa gloire lumineuse, incandescente. Et puis, la tristesse, et la perte. Et la perte.\u003cbr\u003eEt le désespoir.\u003cbr\u003e18 textes. 62 pages. Un ouvrage au format carré, qui s’entrouvre comme un chéquier portefeuille ou comme une boîte, relié, façonné à la main pour garder trace, dans un écrin, d’un amour, d’une passion folle pour un homme, jusqu’à son terme. (...)\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cul\u003e\t\u003cli\u003e\u003cstrong\u003e\"Devenir Barbarant\" par Nicolas Dutent, dans la revue\u003ci\u003e \u003cu\u003e\u003ca href=\"https:\/\/esprit.presse.fr\/actualites\/nicolas-dutent\/le-siecle-et-moi-et-moi-et-moi-44302\" target=\"_blank\"\u003eEsprit\u003c\/a\u003e\u003c\/u\u003e :\u003c\/i\u003e\u003c\/strong\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\u003cp\u003e(...) Barbarant boit la vie, à moins qu’il ne la dévore, avec la soif affolée de ceux dont le destin fut deux fois marqué au fer, par la ferveur et par la condamnation. Une vie sans ce son né de la rencontre entre deux corps, deux êtres, deux sensibilités, quitte à ce que la musique se brise, ne mérite pas d’être vécue : « Ce qui seul a le droit de s’appeler miracle : deux vies d’un seul coup nues l’une devant l’autre, et s’accueillant. » Vivre ne va pas sans ce vertige, cette réplique, une véritable supplique qui sue jusque dans \u003cem\u003eDe olvidarte nunca\u003c\/em\u003e, où l'ode combat l'absence, martyr livré dans un écrin, tant les vers y sont assortis au vase qui les contient.\"\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e(...) « Que faire de ce feu pour rien au creux de nos mains ? », s’étrangle Barbarant dans ses louanges martyrisées d’un certain André, dont le visage est un paysage patiemment arpenté, il déteint sur tout, éteint le reste, divisant le monde « comme l’encre le papier ». « Mais il a fallu que ce feu, ajoute-t-il, \/ Voulant survivre obstinément \/ Trouve à sa flamme un aliment \/ Il ne restait plus que moi-même. » Voilà une vie passée à se blottir contre des riens renversants, à faire mentir la médiocrité, à glorifier l’immensité de l’infime (...)\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eÀ découvrir aussi : à propos d'\u003cu\u003e\u003ca href=\"https:\/\/www.lesventerniers.com\/olivier-barbarant\" target=\"_blank\"\u003eOlivier Barbarant\u003c\/a\u003e\u003c\/u\u003e. \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093556760907,"sku":"OLVI","price":22.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/4277e12c-c27fcc_72df408fb82541f0b3450e6770ca4953_mv2.jpg?v=1786369400"},{"product_id":"portraits-detailles-lucien-fradin","title":"Portraits détaillés • Lucien Fradin","description":"\u003cp\u003e\u003cspan style=\"color:#cf4e9e;\"\u003e\u003cstrong\u003e\"Lucien est à la recherche d'une communauté inavouable, d'une fraternité sœurs comprises. Il écrit Je vers un Nous.\" Olivier Steiner\u003c\/strong\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eUn jour, en terrasse d’un bar queer, Lucien Fradin découvre l’existence d’un carton au contenu insolite : des dizaines de réponses à une petite annonce passée dans \u003cem\u003eGai International\u003c\/em\u003e en 1984. Autant de façons de se présenter et de séduire, de dire sa réalité, son intimité, ses désirs. Le metteur en scène et interprète lillois a alors l’idée d’une galerie de portraits. Des gays qui parlent des gays. Il y mêlera sa propre histoire, des témoignages, des romans, des chansons, des films.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e« Ce qui m’intéresse, c’est de multiplier les sources, de convoquer suffisamment de paroles et points de vue, pour se dire : peut-être que là, ça commence à ressembler à quelque chose qui pourrait définir la communauté gay. »\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cu\u003e\u003ca href=\"https:\/\/youtu.be\/Z-1bYZ6LADk\" target=\"_blank\"\u003e\u003cspan style=\"color:#ec4f84;\"\u003e\u0026gt; écouter une lecture des premières pages par Lucien Fradin\u003c\/span\u003e\u003c\/a\u003e\u003c\/u\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cu\u003e\u003cstrong\u003eExtrait\u003c\/strong\u003e\u003c\/u\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eDans ma famille, je n’ai pas eu de modèle gay, ni papa, ni tonton, ni grand-père. Tous hétéros. Un cousin du côté de ma mère partage avec moi un certain goût pour les garçons, mais ça je ne l’ai su que bien après et il était trop loin et trop tard pour avoir le temps de m’en parler, de m’aiguiller. J’aurais tellement aimé trouver le carton de lettres plus tôt.\u003cbr\u003eAlors comment on apprend à faire, à être, à rencontrer quand on ne peut pas copier sur les autres ?\u003cbr\u003eHeureusement, il y a les daddys, ou assimilés, on pourrait dire aussi nos grands-frères, ou juste nos copains plus âgés, ceux de la communauté, qui en savent un peu plus.\u003cbr\u003eLe tout premier que j’ai rencontré avait pris des préservatifs et m’a, en quelques mots, transmis un tas d’informations sur les relations sexuelles entre garçons. Parce qu’en SVT, même si j’ai très bien écouté le cours sur les organes reproducteurs, les maladies sexuellement transmissibles et la contraception, je n’ai rien appris sur le désir, le consentement ou même les pratiques sexuelles.\u003cbr\u003eJulian a partagé sa garde-robe avec moi, me donnant plus de légitimité dans les bars gays que lorsque je portais mes baggys kakis troués ou mes tee-shirts à motifs « ethniques ». \u003cbr\u003eSébastien m’a fait rencontrer les folles de la nuit, les drag-queens, celles et ceux qui connaissent tous les cocktails, tous les glory-holes, tous les endroits qui craignent et tous les bons plans de sortie. Il m’a aussi montré comment on draguait en voiture sur l’Esplanade du Jardin Vauban, à Lille.\u003cbr\u003eYann m’a montré la tendresse que l’on pouvait mettre dans des jeux sexuels hards et fait découvrir le pouvoir de la prostate, les meilleures positions pour la trouver.\u003cbr\u003eBruno m’a appris l’importance de la mémoire, de l’histoire de notre communauté et la beauté des archives : tout n’est pas toujours à recommencer, nos prédécesseurs ont déjà inventé de splendides façons d’être au monde. \u003cbr\u003eRomain m’a donné des clés pour créer des relations libres mais pas destructrices, pour prendre soin des peurs de l’autre, du sentiment d’abandon ou d’indifférence. \u003cbr\u003eAlberto m’a enseigné, par la pratique, comment et pourquoi être une folle, un peu partout, un peu tout le temps.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan style=\"color:#ec4f84;\"\u003e\u003cem\u003eillustration de couverture : \u003c\/em\u003eLéa Chevrier à partir d'un dessin de Lucien Fradin\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093557350731,"sku":"POD","price":20.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/dffaa681-c27fcc_c196d5c182a240b0ae3db1f0bdfbc1de_mv2.jpg?v=1786369404"}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/collections\/POD_-_ca_fait_pede.jpg?v=1789042231","url":"https:\/\/lesventerniers.com\/collections\/queer.oembed","provider":"Les Venterniers","version":"1.0","type":"link"}