{"title":"Récits","description":null,"products":[{"product_id":"vert-tendre-lucien-fradin","title":"Vert tendre • Lucien Fradin","description":"\u003cp\u003e\u003cspan style=\"color:#cf4e9e;\"\u003e\"Maxime a fait un câlin à Simon pour dire merci sans les mots, lui est resté sans bouger, les bras le long du corps, perdu dans cette étreinte. La mère de Maxime a ri : \u003cem\u003eon dirait que mon fils apprécie beaucoup le vôtre\u003c\/em\u003e. Françoise est restée impassible : \u003cem\u003egrand bien lui fasse\u003c\/em\u003e.\"\u003c\/span\u003e\u003cbr\u003eDès l'instant de leur rencontre, sur le chemin de l'école primaire, Maxime et Simon sentent naître un lien particulier. Chacun d'eux grandissant auprès d'un parent toxique, ils décident de s'unir pour résister.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e[EXTRAIT] \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\"C’est un soir d’orage et à cette époque, celle du récit en cours, à cette époque et à la campagne, certains systèmes électriques sont encore bien volatiles, sans prise avec la terre.\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003eC’est un soir d’orage avant l’an 2000 à la campagne chez Maxime comme chez Simon, et chez leurs mamans aussi qui ont débranché les appareils de valeur.\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003eLa télévision est un objet de valeur.\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003eLa foudre de temps en temps est du bon côté des nuages et alors, au lieu de les rétroéclairer comme quand on met une lampe derrière un tissu et qu’il se retrouve nimbé de lumière, elle dessine des grands traits tout blancs, tout bleus, tout violets qui irradient sur le fond gris noir.\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003eLes lumières de la maison sont éteintes aussi, les ampoules ne sont pas un objet de valeur, mais on n’a pas envie de les rempla­cer si elles pètent et on fait tout pour que l’électricité de la foudre ne rentre pas à l’intérieur de chez soi.\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003eTout le monde connaît l’histoire de la voisine qui est allée se promener une fois sous l’orage, et de l’éclair qui est tombé sur elle. Elle est tombée face contre terre. Morte ? Non. Elle s’est relevée, pour rentrer chez elle. Et surtout pour pouvoir raconter cette aventure à qui voudrait l’entendre. Parfois elle dit être sortie avec un parapluie, parfois sans. L’orage fait oublier les détails.\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003eIl n’y a pas de paratonnerre dans ce village, c’est la forêt qui en fait office. Personne n’irait s’y promener, un soir comme celui-là.\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003eQuand le ciel s’illumine, Maxime et Simon, sans se concerter, comptent, chacun à sa fenêtre. Pas trop vite, \u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003epour essayer de faire des vraies secondes\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e. Ils comptent jusqu’à ce que le bruit du ton­nerre arrive à leurs oreilles. La lumière et le son ne vont pas à la même vitesse. Ils ont du mal à y croire, mais puisque c’est ainsi, ils comptent, avant de faire le calcul.\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan style=\"color:#b5b5b5;\"\u003e\u003cem\u003ele nombre de secondes entre la vue et le bruit de l’éclair\u003c\/em\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan style=\"color:#b5b5b5;\"\u003e\u003cem\u003emultiplié par trois cent trente-trois mètres\u003c\/em\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan style=\"color:#b5b5b5;\"\u003e\u003cem\u003e= la distance qui me sépare de l’orage\u003c\/em\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003eSimon l’a appris en cours, Maxime à la météo (qui annonce une vigilance orange) : Le son met environ 3 secondes pour parcourir 1 km. Si, après avoir vu un éclair, le bruit du tonnerre parvient à vos oreilles 9 secondes après, vous pouvez estimer que vous vous trouvez à 3 km de l’orage. Plus le temps qui sépare l’éclair du tonnerre est court, plus vous courez de risques.\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003eAprès le calcul des secondes multipliées par le nombre de mètres, on peut dire : \u003cem\u003eah, l’orage s’écarte, ou ah, il se rapproche\u003c\/em\u003e. Et il arrive que l’on dise plusieurs fois la première affirmation puis plusieurs fois la seconde.\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003eC’est un spectacle à haut risque. Qui captive toutes les pensées. Et qui fait de la buée sous le nez collé à la vitre.\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003eMaxime n’aime pas quand les secondes se comptent sur les doigts d’une seule main, la panique monte, il pense \u003cem\u003eje cours un risque\u003c\/em\u003e. Simon espère de son côté que la foudre entre comme dans les films par la cheminée, se faufile dans le salon et frappe, elle ou lui, peu importe.\"\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093555417419,"sku":"VT","price":22.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/VT_-_CV1_SIMUL_FOND_GRIS.jpg?v=1789553048"},{"product_id":"ca-suffira-merci-thomas-vinau","title":"ça suffira merci • Thomas Vinau","description":"\u003cp\u003eDepuis l’arrivée de Tupac il y a deux ans, Thomas Vinau promène son chien presque chaque jour. Au fil des saisons, ces balades sont devenues des prétextes à observer et écrire. Le poète se place à hauteur de son compagnon. Il lui permet de porter un regard neuf sur son environnement et son quotidien. Cela donne un journal de promenades qui souvent prête à rire et à respirer, parfois à se surprendre ou à contempler. Traverser l'existence à quatre pattes, la truffe dans les nuages, bien accompagné. Au fil des pages, la complicité qui se développe avec l’animal déteint sur le lien au lecteur, avec les chemins de promenades et les poèmes qui jalonnent ce parcours, l'impression de se comprendre mieux.\u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093555548491,"sku":"CSM","price":18.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/9f574921-c27fcc_3eb879a3cc934eeeaf8fbe1db15a6f4e_mv2.jpg?v=1786369393"},{"product_id":"gingko-echo-kristell-loquet","title":"Gingko écho • Kristell Loquet","description":"\u003cp\u003eIl existe à Sète, un petit jardin public dit « du Château d'eau », qui s'étend sous les fenêtres de l'appartement de Kristell Loquet. Vivre là inspirait l'artiste Jean-Luc Parant, son compagnon, sculpteur de boules et poète des yeux. Jusqu'à ce soir d'été tragique où Jean-Luc est tombé. Quelques temps après, Kristell a décidé de planter un arbre, son Ginkgo biloba, à l'endroit de la chute, pour sublimer l'inhumation de l'être aimé et permettre à l'amour de se déployer encore. Elle fait ici le récit de cette cérémonie. La peintre Lise Chevalier, qui vit un étage plus haut, vient envelopper d'un feuillage indigo les paroles amies, celles de Kristell se mêlant à celles, en italique, de Jean-Luc.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003ePour prolonger cette lecture : \u003ca href=\"https:\/\/www.lesventerniers.com\/product-page\/nuit-de-notre-amour-kristell-loquet\" target=\"_blank\"\u003e\u003cem\u003eNuit de notre amour\u003c\/em\u003e\u003c\/a\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093555777867,"sku":"GKGO","price":22.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/a563a8e5-c27fcc_84c37070bbc54778a3effe3d539a9fb7_mv2.jpg?v=1786369393"},{"product_id":"pour-prendre-feu-maxence-amiel","title":"pour prendre feu • Maxence Amiel","description":"\u003cp\u003eParution : 29 mars 2024\u003c\/p\u003e\u003cp\u003epréface de \u003ca href=\"https:\/\/www.lesventerniers.com\/melanie-leblanc\" target=\"_blank\"\u003eMélanie Leblanc\u003c\/a\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093556105547,"sku":"PPF","price":17.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/7a50179d-c27fcc_94ee40d83c1d4d658f6ef25f847001d8_mv2.jpg?v=1786369393"},{"product_id":"les-routiers-du-vide-henri-de-romeuf-richard-pereira-de-moura","title":"Les Routiers du vide • Henri de Romeuf • Richard Pereira de Moura","description":"\u003cp\u003e\u003cstrong\u003e\u003cem\u003eLes Routiers du vide\u003c\/em\u003e est une plongée dans la vivacité du monde dès lors que sont liquidées les frontières entre le réel et la fiction. Dans une verve tragi-comique qui agace autant qu’elle amuse, ce livre est le récit d’initiation de jeunes auteurs qui s’évertuent à faire œuvre de journalisme. Comme dans toute enquête romancée, tout y est à la fois vrai et faux, mais vrai tout de même.\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eHiver 2019. Alors que le pays, embrasé par les Gilets jaunes, est en crise, une petite clio sillonne le pays dijonais, sans véritable plan de route. À son bord, Sasha Ourta et Éric Lavenir, deux journalistes aussi désabusés qu’idéalistes, s’apprêtent à franchir une étape décisive : fonder « l’anti-journalisme ». Et c’est avec une enquête sur le monde des routiers qu’ils inaugurent une autre manière de documenter le réel. Se laissant volontiers désorienter, ils s’en remettent aux manifestants, routiers, militants, autochtones, tenanciers de relais-routiers, etc, croisés en chemin pour trouver l’étape suivante et font confiance au terrain pour fournir la matière du reportage. Mais plus les jours passent, plus le terrain semble les faire tourner en rond. \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cem\u003eEn couverture : dessin d'Adrià Fruitos,\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cem\u003eimprimé sur papier Keaykolour d'Antalis, \"poussière de lune\", 120gr, avec inclusions, 100% recyclé. \u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cem\u003ecorps de livre : 224 pages de Dune (certifié FSC) reliées sur la vieille couseuse Müller-Martini. \u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093556400459,"sku":"RDV","price":21.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/9dc9dc35-c27fcc_e77c11c026b34ed1aec00e613da3d414_mv2.jpg?v=1786369397"},{"product_id":"de-olvidarte-nunca-olivier-barbarant","title":"De olvidarte nunca • Olivier Barbarant","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\"Un soir, tandis que je dînais avec un ami dans un restaurant qu’une fréquentation très assidue interdit de qualifier trop platement d’habituel, j’ai pu connaître un de ces instants éclatants qui remettent l’existence à sa place : un de ces rares et le plus souvent furtifs rappels de ce qu’est la vie sitôt qu’elle est exposée au rayonnement des êtres et des choses, et ainsi à elle-même restituée. Il me faut à présent rédiger l’épopée d’un tel trait de foudre dans la gravière des jours.\"\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cul\u003e\t\u003cli\u003e\u003cstrong\u003eNote de lecture par Christian Travaux, sur \u003cem\u003e\u003ca href=\"https:\/\/poezibao.typepad.com\/poezibao\/2022\/07\/note-de-lecture-olivier-barbarant-de-olvidarte-nunca-suite-pour-andr%C3%A9-par-christian-travaux.html\" target=\"_blank\"\u003ePoezibao\u003c\/a\u003e\u003c\/em\u003e\u003ci\u003e :\u003c\/i\u003e\u003c\/strong\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\u003cp\u003eQuelle langue pour dire l’amour ? Quels mots pour l’aimé(e), sinon ceux qui, tremblants, posent, sur la voix, un peu de l’émotion des êtres, et des fleurs, et du paysage, face à l’aube, au soleil levant ? L’amour. Non. Plutôt la passion foudroyante, le saisissement hors de soi, lorsque l’on rencontre, soudain, quelqu’un dont on s’éprend, et dont la seule vue nous arrête, nous transporte et nous éblouit. C’est à cela que se risque ici Barbarant, dans un petit livre singulier au titre espagnol : \u003cem\u003eDe Olvidarte nunca (suite pour André)\u003c\/em\u003e. Il y dit, en très peu de textes, l’amour, la rencontre et sa gloire lumineuse, incandescente. Et puis, la tristesse, et la perte. Et la perte.\u003cbr\u003eEt le désespoir.\u003cbr\u003e18 textes. 62 pages. Un ouvrage au format carré, qui s’entrouvre comme un chéquier portefeuille ou comme une boîte, relié, façonné à la main pour garder trace, dans un écrin, d’un amour, d’une passion folle pour un homme, jusqu’à son terme. (...)\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cul\u003e\t\u003cli\u003e\u003cstrong\u003e\"Devenir Barbarant\" par Nicolas Dutent, dans la revue\u003ci\u003e \u003cu\u003e\u003ca href=\"https:\/\/esprit.presse.fr\/actualites\/nicolas-dutent\/le-siecle-et-moi-et-moi-et-moi-44302\" target=\"_blank\"\u003eEsprit\u003c\/a\u003e\u003c\/u\u003e :\u003c\/i\u003e\u003c\/strong\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\u003cp\u003e(...) Barbarant boit la vie, à moins qu’il ne la dévore, avec la soif affolée de ceux dont le destin fut deux fois marqué au fer, par la ferveur et par la condamnation. Une vie sans ce son né de la rencontre entre deux corps, deux êtres, deux sensibilités, quitte à ce que la musique se brise, ne mérite pas d’être vécue : « Ce qui seul a le droit de s’appeler miracle : deux vies d’un seul coup nues l’une devant l’autre, et s’accueillant. » Vivre ne va pas sans ce vertige, cette réplique, une véritable supplique qui sue jusque dans \u003cem\u003eDe olvidarte nunca\u003c\/em\u003e, où l'ode combat l'absence, martyr livré dans un écrin, tant les vers y sont assortis au vase qui les contient.\"\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e(...) « Que faire de ce feu pour rien au creux de nos mains ? », s’étrangle Barbarant dans ses louanges martyrisées d’un certain André, dont le visage est un paysage patiemment arpenté, il déteint sur tout, éteint le reste, divisant le monde « comme l’encre le papier ». « Mais il a fallu que ce feu, ajoute-t-il, \/ Voulant survivre obstinément \/ Trouve à sa flamme un aliment \/ Il ne restait plus que moi-même. » Voilà une vie passée à se blottir contre des riens renversants, à faire mentir la médiocrité, à glorifier l’immensité de l’infime (...)\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eÀ découvrir aussi : à propos d'\u003cu\u003e\u003ca href=\"https:\/\/www.lesventerniers.com\/olivier-barbarant\" target=\"_blank\"\u003eOlivier Barbarant\u003c\/a\u003e\u003c\/u\u003e. \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093556760907,"sku":"OLVI","price":22.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/4277e12c-c27fcc_72df408fb82541f0b3450e6770ca4953_mv2.jpg?v=1786369400"},{"product_id":"portraits-detailles-lucien-fradin","title":"Portraits détaillés • Lucien Fradin","description":"\u003cp\u003e\u003cspan style=\"color:#cf4e9e;\"\u003e\u003cstrong\u003e\"Lucien est à la recherche d'une communauté inavouable, d'une fraternité sœurs comprises. Il écrit Je vers un Nous.\" Olivier Steiner\u003c\/strong\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eUn jour, en terrasse d’un bar queer, Lucien Fradin découvre l’existence d’un carton au contenu insolite : des dizaines de réponses à une petite annonce passée dans \u003cem\u003eGai International\u003c\/em\u003e en 1984. Autant de façons de se présenter et de séduire, de dire sa réalité, son intimité, ses désirs. Le metteur en scène et interprète lillois a alors l’idée d’une galerie de portraits. Des gays qui parlent des gays. Il y mêlera sa propre histoire, des témoignages, des romans, des chansons, des films.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e« Ce qui m’intéresse, c’est de multiplier les sources, de convoquer suffisamment de paroles et points de vue, pour se dire : peut-être que là, ça commence à ressembler à quelque chose qui pourrait définir la communauté gay. »\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cu\u003e\u003ca href=\"https:\/\/youtu.be\/Z-1bYZ6LADk\" target=\"_blank\"\u003e\u003cspan style=\"color:#ec4f84;\"\u003e\u0026gt; écouter une lecture des premières pages par Lucien Fradin\u003c\/span\u003e\u003c\/a\u003e\u003c\/u\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cu\u003e\u003cstrong\u003eExtrait\u003c\/strong\u003e\u003c\/u\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eDans ma famille, je n’ai pas eu de modèle gay, ni papa, ni tonton, ni grand-père. Tous hétéros. Un cousin du côté de ma mère partage avec moi un certain goût pour les garçons, mais ça je ne l’ai su que bien après et il était trop loin et trop tard pour avoir le temps de m’en parler, de m’aiguiller. J’aurais tellement aimé trouver le carton de lettres plus tôt.\u003cbr\u003eAlors comment on apprend à faire, à être, à rencontrer quand on ne peut pas copier sur les autres ?\u003cbr\u003eHeureusement, il y a les daddys, ou assimilés, on pourrait dire aussi nos grands-frères, ou juste nos copains plus âgés, ceux de la communauté, qui en savent un peu plus.\u003cbr\u003eLe tout premier que j’ai rencontré avait pris des préservatifs et m’a, en quelques mots, transmis un tas d’informations sur les relations sexuelles entre garçons. Parce qu’en SVT, même si j’ai très bien écouté le cours sur les organes reproducteurs, les maladies sexuellement transmissibles et la contraception, je n’ai rien appris sur le désir, le consentement ou même les pratiques sexuelles.\u003cbr\u003eJulian a partagé sa garde-robe avec moi, me donnant plus de légitimité dans les bars gays que lorsque je portais mes baggys kakis troués ou mes tee-shirts à motifs « ethniques ». \u003cbr\u003eSébastien m’a fait rencontrer les folles de la nuit, les drag-queens, celles et ceux qui connaissent tous les cocktails, tous les glory-holes, tous les endroits qui craignent et tous les bons plans de sortie. Il m’a aussi montré comment on draguait en voiture sur l’Esplanade du Jardin Vauban, à Lille.\u003cbr\u003eYann m’a montré la tendresse que l’on pouvait mettre dans des jeux sexuels hards et fait découvrir le pouvoir de la prostate, les meilleures positions pour la trouver.\u003cbr\u003eBruno m’a appris l’importance de la mémoire, de l’histoire de notre communauté et la beauté des archives : tout n’est pas toujours à recommencer, nos prédécesseurs ont déjà inventé de splendides façons d’être au monde. \u003cbr\u003eRomain m’a donné des clés pour créer des relations libres mais pas destructrices, pour prendre soin des peurs de l’autre, du sentiment d’abandon ou d’indifférence. \u003cbr\u003eAlberto m’a enseigné, par la pratique, comment et pourquoi être une folle, un peu partout, un peu tout le temps.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan style=\"color:#ec4f84;\"\u003e\u003cem\u003eillustration de couverture : \u003c\/em\u003eLéa Chevrier à partir d'un dessin de Lucien Fradin\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093557350731,"sku":"POD","price":20.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/dffaa681-c27fcc_c196d5c182a240b0ae3db1f0bdfbc1de_mv2.jpg?v=1786369404"},{"product_id":"nuit-de-notre-amour-kristell-loquet","title":"Nuit de notre amour • Kristell Loquet","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003eLe récit d'une promenade amoureuse à Wimereux, près de Boulogne-sur-mer, le long de la mer. Une écriture du désir simple et envoûtante, un rapport sensuel à la nature et aux éléments.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cem\u003eUn voyage poétique de Kristell Loquet, sur un leporello de trois mètres de long, illustré (ou plutôt calligraphié -de la main gauche ) par Jean-Luc Parant. \u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eExtrait :\u003c\/strong\u003e « Nous sommes restés assis un long moment à regarder la mer désertée de tout sauf du vent qui continuait à la pourlécher amoureusement sous la chaleur et le soleil décroissants. La mer montait et le vent la caressait. La mer se retirait et le vent la pénétrait. Le vent soufflait et la mer le retenait. Le vent retombait et la mer le happait. [...] Tu as passé ta main sous mon pull et tu m’as dit que j’étais chaude comme la mer. Tu as voulu voir de tout près mon sexe que tu ne touches qu’à distance parce qu’il est à l’intérieur de moi, incroissant dans mon corps. Tu as glissé ta main dans mon sexe et tu m’as dit qu’il était chaud comme mon corps et la mer. J’ai passé ma main sur ton visage et je t’ai dit que tu étais frais comme le vent. J’ai voulu toucher de tout près ton sexe que je ne vois là que très près de mon visage comme s’il venait s’y projeter de plein fouet parce qu’il est à l’extérieur de toi, excroissant de ton corps. J’ai glissé ma main autour de ton sexe et je t’ai dit qu’il était frais comme ton corps et le vent. Et tu as vu que mon sexe est chaud et sourd parce qu’il est creux et qu’il étouffe en lui tous les bruits de toutes les mers et de tous les vents du monde. Et j’ai touché et senti que ton sexe est frais et bruyant parce qu’il pointe et qu’il expulse hors de lui tous les bruits de toutes les mers et de tous les vents du monde pour les introduire dans mon sexe qui les y retient. »\u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093557416267,"sku":"NDM","price":22.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/f9665416-c27fcc_98b52c4879fc4300b0b9ffc85f16092d_mv2.jpg?v=1786369410"},{"product_id":"aujourdhui-le-soleil-ian-monk","title":"Aujourd'hui le soleil • Ian Monk","description":"\u003cp\u003eC’est un an de la vie d’un auteur, toujours entre deux trains, de résidence en atelier, d’un collège à un salon du livre. C’est un an dans la vie d’un homme, dans des coins paumés ou dans son appartement parisien. Il offre des scènes de rue, des instantanés aperçus par la fenêtre ou à la terrasse d’un café. Pour lui, le soleil éclaire tantôt un fait minuscule, tantôt l’absence trop éclatante. Et les confidences de l’auteur, a priori sans conséquence, le mettent pourtant à nu, dans sa démarche d’écriture simple, immédiate. Aussi certain que le soleil se lèvera encore demain, l’humour, l’autodérision et sa fameuse petite pointe de cynisme viendront toujours à bout de la mélancolie qui guette, comme de l’implacable réalité sociale.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eÉtats de demi-sommeil, horaires décalés : on songe au temps suspendu d’\u003cem\u003eUn homme qui dort\u003c\/em\u003e de Georges Perec, et à travers quelques lignes japonaises on se souvient de Richard Brautigan.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cem\u003eAujourd’hui le soleil\u003c\/em\u003e, c’est aussi du performatif, une litanie incantatoire et l’équivalent d’un « que la lumière soit ! »\u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093557514571,"sku":"SOL","price":17.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/b7cb69ef-c27fcc_e6a09cf45e0b4a46ad30b7e9a52e3582_mv2_d_3648_2736_s_4_2.jpg?v=1786369409"},{"product_id":"je-me-souviens-de-la-disparition-loulipo","title":"Je me souviens de La Disparition - l'Oulipo","description":"\u003cp\u003eÀ l'occasion du cinquantenaire de la publication du roman de Georges Perec, les membres l'Oulipo, \u003cstrong\u003eMarcel Bénabou, Eduardo Berti, Frédéric Forte, Paul Fournel, Hervé Le Tellier, Daniel Levin Becker, Clémentine Mélois et Ian Monk\u003c\/strong\u003e, se souviennent de \u003cem\u003eLa Disparition\u003c\/em\u003e : de son écriture, de sa découverte, de sa traduction ou de sa première lecture - chacun livre son histoire de \u003cem\u003eLa Disparition\u003c\/em\u003e et un hommage complice à l'auteur du plus célèbre des lipogrammes. \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e---\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cem\u003eExtraits\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cstrong\u003eMarcel Bénabou\u003c\/strong\u003e - Je me souviens qu’à l’époque où je travaillais régulièrement avec Perec (1966-1968), figurait, au nombre de nos projets littéraires communs – à côté du PALF-LSD, du \u003cem\u003eRoman du XIXe siècle\u003c\/em\u003e et de \u003cem\u003eL’Histoire universelle\u003c\/em\u003e –celui d’écrire un texte expressément destiné à « battre le record du monde du lipogramme ». Notre choix de la lettre à bannir s’était, pour des raisons linguistiques, immédiatement et sans discussion porté sur la voyelle \u003cem\u003ee\u003c\/em\u003e.\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cstrong\u003ePaul Fournel\u003c\/strong\u003e - Je me souviens qu’un jour que je descendais une rue en pente dans la banlieue de Paris à ses côtés, Georges Perec m’a dit : « Tu vois ce qu’il faut que je fasse pour arriver à écrire. »\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cstrong\u003eHervé Le Tellier\u003c\/strong\u003e - \u003c\/span\u003eJe me souviens avoir pensé, en lisant \u003cem\u003eLa Disparition\u003c\/em\u003e pour la première fois, que ce n’était pas si compliqué, puis d’avoir essayé de « faire pareil » et commencé par constater qu’on ne pouvait écrire ni « faire », ni « pareil ». \u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cstrong\u003eIan Monk\u003c\/strong\u003e - \u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003eJe me souviens de ma première lecture de \u003cem\u003eLa Disparition\u003c\/em\u003e et de la question que je me suis tout de suite posée : serait-il possible de traduire cette chose en anglais ?\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cstrong\u003eEduardo Berti \u003c\/strong\u003e-\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e Je me souviens que chaque traduction de\u003cem\u003e La Disparition\u003c\/em\u003e a été une aventure et chacun de ses traducteurs une sorte de héros.\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cstrong\u003eDaniel Levin Becker\u003c\/strong\u003e -\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e \u003cspan\u003e\u003cspan\u003eJe me souviens de la première fois que j’ai relu \u003cem\u003eLa Disparition\u003c\/em\u003e sans dictionnaire, et de mon sentiment qui était en quelque sorte celui de monter sur un vélo sans les petites roues.  \u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cstrong\u003eFrédéric Forte\u003c\/strong\u003e -\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e Je me souviens que \u003cem\u003eLa Disparition\u003c\/em\u003e comprend cinq parties et vingt-six chapitres, la deuxième partie et le cinquième chapitre étant manquants, et que cette capacité de Perec à définir la structure de son livre à partir d’une simple contrainte littérale m’impressionna tout autant que l’exploit lipogrammatique lui-même.\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cspan\u003e\u003cstrong\u003eClémentine Mélois\u003c\/strong\u003e -\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e \u003cspan\u003e\u003cspan\u003eJe me souviens que \u003cem\u003eLa Disparition\u003c\/em\u003e fut, à vingt ans, ma première rencontre avec une contrainte d’écriture. « Cet écrivain-là a l’air de drôlement s’amuser sérieusement, c’est exactement ça que je voudrais faire. »\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e---\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eIllustration de couverture : \u003cstrong\u003eÉtienne Lécroart\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003ca href=\"http:\/\/e.lecroart.free.fr\/\" target=\"_blank\"\u003esite\u003c\/a\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e---\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cem\u003eLe texte collectif ici proposé dans un tirage artisanal est aussi une contribution au numéro 13 de la revue les Cahiers Georges Perec, dirigé par Maxime Decout et Yû Maeyama et co-édité par les Venterniers et Le Castor Astral. Il est disponible \u003ca href=\"https:\/\/www.lesventerniers.com\/product-page\/cgp-13-la-disparition-%C3%A9dition-courante\" target=\"_blank\"\u003eici\u003c\/a\u003e. \u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093557776715,"sku":"JMS","price":20.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/f73de0e1-c27fcc_65740d16266648af82c5bc6d51322d4a_mv2_d_4000_3000_s_4_2.jpg?v=1786369410"},{"product_id":"tu-sors-tu-pleures-et-tu-ten-vas-olivier-sowinski","title":"Tu sors, tu pleures et tu t'en vas • Olivier Sowinski","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003e\u003cstrong\u003eTu sors, tu pleures et tu t’en vas\u003c\/strong\u003e\u003c\/em\u003e, Olivier Sowinski, [récit]\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cstrong\u003e« On ne peut pas l’empêcher un jour, on ne voit même rien venir ce jour-là. C’est arrivé, comme ça, on ne sait plus pourquoi, on s’est retrouvé dehors en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. »\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eLe récit d’Olivier Sowinski, naît dans un temps suspendu, où s’entremêlent souvenirs, rêves et visions, vers et prose, tous concentrés autour d’un moment décisif. Dans cet exil provisoire, les événements du dedans se déroulent, se répètent, se déploient, laissant apparaître la force d’un seul instant qui contient toute une vie. \u003cstrong\u003e« Je l’imagine sur le dos de ses souvenirs, qui vagabonde : ailleurs d’hier et ici d’aujourd’hui, ce serait une navigation lente et imprécise, j’imagine une promenade d’entre deux hésitant […] »\u003c\/strong\u003e Tout contre son énigme, l’écriture se fait proche, amie, invite à un cheminement intime, qui tend à dépasser les persistantes contradictions et à chercher dans la rupture, le passage.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cstrong\u003e« Et tout à coup, il y a ce mot qui fait une lumière, un autre arrive alors, se rapproche et se colle (…) et c’est tout un coin de la mémoire qui s’éclaire. »\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cem\u003eTu sors, tu pleures et tu t’en vas\u003c\/em\u003e parle du tout premier jour et du tout dernier, et de tous ceux qui auront finalement compté. Il ne s’agit pas d’un choix, ni d’une décision (d’ailleurs, on le lit, la réflexion se prête trop bien à l’esquive, à la course, et en somme à l’immobilisme), mais d’une sorte de nécessité mystérieuse que l’écriture met en lumière. Délibérement vague(s), elle offre dans une ritournelle une suite de tableaux, de scènes, sans cesse réinterrogés, qu’il appartient à son lecteur de lire comme métaphores ou comme souvenirs, une progression au fil de laquelle chacun reconnaîtra les émotions mystérieuses et profondes, épreuves cruciales qui jallonnent notre existence. Habité parfois d’émotions brutes en bousculade, parfois d’une douce et lumineuse mélancolie, la voix paraît provenant du fond des âges. Ici les paradoxes sont fondateurs, les tonalités et les temporalités qui s’entrechoquent ne surprennent pas : c’est une incompatibilité naturelle, primordiale, qui est en cause. Il n’y a d’ailleurs ni début ni fin à ce refrain : quand le livre s’ouvre, tout est déjà joué, quand le livre se termine, on sait qu’il ne se taira jamais. Mais le récit nous amène à considérer avec justesse cette véritable \u003cem\u003ediscordance\u003c\/em\u003e intérieure, ouvre peu à peu la possibilité d’une histoire sienne avec la pagaille du dehors, avec le bouleversement du dedans. \u003cem\u003eTu sors, tu pleures et tu t’en vas\u003c\/em\u003e parle de l’impasse, de l’obsession et du découragement et cependant éveille une étrange fascination dans la crise intérieure, une attention vibrante à cet être au monde à vif. Il lève en son lecteur un élan très particulier et universel, de ceux qui fondent les récits de bataille mythiques et chaque matin sur terre. \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093558071627,"sku":"TSTP","price":22.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/82b6bdf8-c27fcc_3a205a88b531420caff745917eb46f30_mv2_d_3264_1836_s_2.jpg?v=1786369413"},{"product_id":"embarque-florence-saint-roch","title":"Embarque • Florence Saint-Roch","description":"\u003cp\u003ePour savoir qui l'on est et à quoi l'on est appelé, pas d'autre choix que tout laisser : tel est le pari de Bertin, qui, en une folle navigation sur la rivière Agnone, se confie au Ciel autant qu'aux éléments. Nous sommes au VIIe siècle, au coeur du marais audomarois, et dans ce livre aux confins de la poésie et de l'hagiographie, c'est à travers le destin hors-norme d'un seul homme, l'histoire de tout un pays qui s'écrit.\u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093559447883,"sku":"EMB","price":18.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/bdf175ae-c27fcc_4b4431b625ba425c9bd3bbdee27898d5_mv2.jpg?v=1786369412"},{"product_id":"le-repos-des-epines-thomas-vinau","title":"Le Repos des épines • Thomas Vinau","description":"\u003cp\u003ePapier plié. Récit d'une incursion en forêt, poétique et initiatique.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eExtrait : \"Il caressa, hors de tout temps, le sommier grouillant et humide du monde en respirant profondément. Parfaitement vaincu, il eut l'impression de pouvoir enfin commencer à penser normalement. Les mots n'étaient plus des clous qu'il s'enfonçait dans la tête mais des portes qui ouvraient sur de nouvelles pièces.\"\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093559873867,"sku":"EPINES","price":7.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/58205dff-c27fcc_d8661114a88e4ebfae4aad988d2c3a6d_mv2.jpg?v=1786369417"},{"product_id":"les-ailes-grises-thomas-vinau","title":"les Ailes grises • Thomas Vinau","description":"\u003cp\u003eLa petite mécanique de la ville et de ses habitants s’enraye étrangement depuis que cette volée d’ailes s’est incrustée sur l’horizon. Les oiseaux sont arrivés sans prévenir. Désormais, les voilà qui attendent, perchés sur\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eles lignes téléphoniques ou les toits – bizarre. L’enchantement insolite\u003c\/p\u003e\u003cp\u003edes premiers instants tourne bientôt à la mauvaise farce.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eIls effraient les pigeons. Ils jonchent le sol de leur fiente, repeignant la ville en jaune, blanc, vert et noir. Ils attendent toujours. Quoi ? Pourquoi si nombreux ? Pourquoi si longtemps ? Bientôt leur seule présence rend\u003c\/p\u003e\u003cp\u003ele quotidien insupportable, impossible. Les premiers jours, la radio donne les nouvelles d’autres villes, d’autres pays. Puis elle se tait peu à peu, muette devant la rumeur assourdissante des oiseaux. Et les gens… Ah la folie humaine !\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eAu jour le jour, un témoin de la dégringolade a retranscrit ces événements hors-du-commun. À chaque page, avec sobriété et concision, avec un regard parfois innocent, parfois poétique, il complète scrupuleusement l’état\u003c\/p\u003e\u003cp\u003edes lieux. C’est un carnet de bord, ou plutôt un compte-rendu, une sorte\u003c\/p\u003e\u003cp\u003ede journal tout de même. Quand cela a-t-il été écrit et dans quelle intention ? Les questions autour de ce récit inclassable soulèvent le mystère qui entoure ce diariste. Ni nom, ni âge, ni métier mentionnés. Il serait un homme comme un autre, l’homme moderne, animal social anonyme, la banalité dans chaque rue de nos villes. Il est là sans être là, il ne laisse rien paraître – juste les faits – ; il faut deviner l’écriture de l’intime, ses émotions, sa personne, dissimulées derrière les nuées d’oiseaux ou trop longtemps étouffées\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e– jusqu’à leur arrivée…\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eEntre ciel et sol, entre ces oiseaux (qui n’attaquent pourtant pas) et la jungle urbaine, la menace plane, et les hypothèses en tout genre fusent. Châtiment divin ? « Ils sont démoniaques […] Ils sont la punition du ciel […] Ils sont une hallucination collective […] Ils sont le monde qui se venge. »\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eAlors l’homme aurait fini de rompre les liens qui l’unissaient à la nature… L’« humus » est menacé d’extinction. La narration évoque une métaphysique de l’écologie en liant poésie et efficacité du mot : la merde des oiseaux devient fléau mythique. \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eAinsi plus que le ciel, les oiseaux hantent les consciences. La véritable scène, c’est la vie intérieure, le véritable drame se joue dans le cœur du personnage, tient dans ses tripes. Tandis que l’intrigue se resserre autour de son salon, elle étrangle une conscience dans laquelle le Moi, menacé de toutes parts, n’est plus maître dans sa propre maison.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eA-t-il perdu la raison ? Dans un monde couvert de plumes et de goudron, dans ces circonstances cauchemardesques – apocalyptiques ! –, \u003c\/p\u003e\u003cp\u003ele narrateur se métamorphose en hussard désenchanté pour vaincre\u003c\/p\u003e\u003cp\u003ela ville dénuée de sens, l’égarement collectif, pour s’arracher à un monde devenu infâme et parvenir à un geste pur, essentiel. La survie, le rachat, la réconciliation n’adviendront qu’en se salissant les mains, dans la merde et dans le sang : « Tout ça finira mal ou alors, horreur absolue, tout ça ne finira pas. »\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003e« Composée sous forme de carnet, cette histoire qui débute comme une loufoquerie mène quasiment au bord de l’aliénation et de l’instrospection la plus grave. Cette nouvelle étonnante, qu’on peut lire comme une fable hitchcockienne, fouille les angoisses humaines et la peur, viscérale,\u003c\/p\u003e\u003cp\u003ede l’apocalypse. » \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eAnthony Dufraisse\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eLe Matricule des anges, février 2014, page 27\u003c\/p\u003e","brand":"Ma boutique","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58093559906635,"sku":"AG","price":17.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/files\/ebb83722-c27fcc_ec64c68836a54b88b3898def73f1c429.jpg?v=1786369419"}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1072\/7853\/2939\/collections\/Les_Ailes_4.jpg?v=1789042647","url":"https:\/\/lesventerniers.com\/collections\/recits.oembed","provider":"Les Venterniers","version":"1.0","type":"link"}