Trois fois se perdre • Thomas Vinau
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Auteurice
Thomas Vinau
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Année de parution
2026
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Rayon
Le Coin Vinau
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Caractéristiques techniques
ISBN 9782487368217 • 142 x 195 mm • 64 p
Trois fictions : Blanc, Le Repos des épines et Les Ailes grises, réunies dans un livre-objet.
Un désert de glace. Une mer de ronces. Une invasion d’oiseaux. Aucune des trois expériences relatées dans cet ouvrage ne laissera indemne. Dans ces récits à sensations fortes, chaque protagoniste se trouve confronté à des conditions extrêmes et aux dangers extérieurs et intérieurs. Seul, en terra incognita, soumis aux éléments, à la nature majestueusement mystérieuse ou terriblement angoissante, il tente de survivre. Au-delà du plaisir d’une lecture qui tient en haleine – une dimension moins connue du travail du romancier et poète Thomas Vinau –, cette écriture introspective privilégie le lien sensoriel à ce qui nous entoure, mise sur l’observation et l’intuition. La frontière entre le dehors et le dedans s’estompe peu à peu, faisant surgir la possibilité d’un nouvel être au monde.
Blanc
Vous vous réveillez au milieu d’inconnus, gravement blessé, amnésique, conscient seulement par intermittence, vous entendez une langue étrangère, des aboiements, le sifflement du vent. Quand vous parvenez à faire quelques pas au dehors, l’immensité d’un désert arctique vous aveugle.
Ce n’est que le début du cauchemar.
« Tout est blanc. De la neige à l’intérieur de moi. De la neige dans mon cœur et dans mon cerveau. De la neige sur ma langue (…) Mon corps sent la graisse. Il me manque trois doigts. Tout est neige. »
Le Repos des épines
Pendant son périple en zone montagneuse, un marcheur décide de rejoindre un autre versant en traversant une forêt épaisse qui s’étend sur plusieurs collines, non sans appréhension. Parviendra-t-il à en sortir ?
« Dans une forêt, un homme est moins qu’un homme, mais surtout bien moins qu’un animal. Il est comme un renard à qui on aurait mis des souliers. Il ne sait plus rien faire, ne sait plus marcher, n’a aucun talent pour improviser sa vie, pour se débrouiller, avancer et survivre. Dans une forêt, un homme est un anachronisme, une anomalie. »
Les Ailes grises
Dans une petite cité ordinaire, des volatiles sont arrivés sans prévenir. Désormais, les voilà qui attendent, perchés sur les lignes téléphoniques ou les toits. Bientôt, l’enchantement insolite tourne à la mauvaise farce et leur seule présence rend la vie quotidienne impossible. Ils effraient les pigeons. Ils jonchent le sol de leur fiente, repeignant la ville en jaune, blanc, vert et noir. Ils attendent toujours. Quoi ? Pourquoi ? Au jour le jour, un témoin de la dégringolade a retranscrit, avec sobriété et concision, ces événements hors-du-commun.
« Des oiseaux qui déferlent sur une ville comme un fléau. Composée comme une sorte de carnet, cette histoire qui débute comme une loufoquerie mène quasiment au bord de l’aliénation et de l’introspection la plus grave. Cette nouvelle étonnante, qu’on peut lire comme une fable hitchockienne, fouille les angoisses humaines et la peur, viscérale de l’apocalypse. »
Anthony Dufraisse, Le Matricule des Anges